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Focus competence r&d

Focus R&D : Cytométrie en flux – un outil prometteur pour les IAA

Rendez-vous sur le stand de l’Université de Bourgogne pour en savoir plus. Hall d’Exposition, Rez de Chaussée

Université de Bourgogne

Consistant à faire passer dans une veine liquide des particules ou des cellules de divers types traversant un faisceau laser, afin d’analyser la lumière réémise (par diffusion ou fluorescence), la cytométrie en flux (CMF) est une technique de caractérisation individuelle et multiparamétrique. Utilisée dès la fin des années 50, elle s’est beaucoup développée dans le secteur médical, notamment en hématologie, en immunologie, en cancérologie mais également en pharmacologie, autant de domaines où la cytométrie est aujourd’hui une technique de routine. Dans d’autres disciplines comme l’océanographie, la cytométrie en flux est utilisée désormais régulièrement. La CMF permet également de déterminer le contenu microbiologique d’un chantillon de pétrole, un des paramètres pris en compte pour juger sa qualité et fixer le prix du baril.

Il y a dix ans, l’Université de Bourgogne a décidé de mettre en place une plate-forme technique de cytométrie. Installée aujourd’hui au sein de l’Institut Fédératif de Recherche (IFR 100) « Santé STIC », celle-ci est dirigée par Anabelle Sequeira-Le Grand, microbiologiste de formation et docteur en immunologie. « Quand cette plate-forme a été créée, ma mission était de développer la CMF en particulier dans le domaine de immunologie. Mais j’ai très vite compris qu’il y avait également un vaste éventail d’applications dans le secteur agroalimentaire ». Mais si l’université de Bourgogne dispose aujourd’hui de nombreux laboratoires liés à ce secteur et, plus généralement, au domaine du végétal, la démarche de diffusion de cette technologie entreprise par Anabelle Sequeira-Le Grand n’a pas été des plus faciles. En effet, l’énorme potentiel et les divers secteurs d’applications de la CMF sont encore mal connus, en particulier en microbiologie.

Cela dit, 30% de l’activité de cette plate-forme de cytométrie de l’IFR Santé STIC sont actuellement consacrés à l’agroalimentaire et à la biologie végétale. Qui plus est, cette activité ne cesse d’augmenter, ce qui permet à cette plate-forme, qui dispose d’un remarquable parc d’instruments grâce à l’aide importante de la région Bourgogne et d’autres organismes de soutien à la recherche, d’afficher un savoir faire dans un secteur d’activité très spécifique de la région. « Aussi notre volonté est d’attirer davantage de PME/PMI et de renforcer notre activité de transfert industriel, d’autant plus que les applications de la CMF dans le secteur agroalimentaire sont prometteuses ».

Dans un contexte où les délais de réponse à une analyse microbiologique sont considérés comme un critère de qualité, l’utilisation de la CMF peut ainsi s’adapter par sa rapidité et son efficacité. Là où les méthodes de cultures classiques des microorganismes nécessitent plusieurs jours, voire davantage, la CMF permet en effet de gagner du temps, qui plus est pour des microorganismes qui sont viables mais non cultivables comme certaines spores. « Grâce à la CMF, nous avons pu également quantifier l’interaction entre des micelles lipidiques et certaines souches de levures. Or cette interaction produit des arômes qui pourraient être appliqués dans l’industrie agroalimentaire, notamment pour les yaourts », explique la responsable de cette plate-forme dijonnaise.

Mais pour parvenir à de tels résultats, Anabelle Sequeira-Legrand et l’ingénieur d’études Inserm, Arlette Hammann, avec qui elle travaille ne ménagent pas leurs efforts, notamment en matière d’enseignement et de formation. « Le secteur de l’agroalimentaire n’a pas encore une connaissance objective de la cytométrie en flux et des applications qu’elle offre. C’est pourquoi nous essayons d’expliquer, notamment aux étudiants qui s’orientent vers ce secteur tout le potentiel que recèle cette technologie », souligne-t-elle, rappelant au passage que la mission principale de cette plate-forme est de faire connaître la CMF, de diffuser ses applications et d’accompagner les équipes de recherche de l’Université de bourgogne. « Il nous fallait déjà pérenniser l’activité dans le domaine biomédical, ce qui est fait. Aujourd’hui, il nous faut franchir une nouvelle étape qui conduira à une utilisation plus importante de la cytométrie en flux au sein des PME/ PMI du secteur agroalimentaire », conclut-elle.

Rendez-vous sur le stand de l’Université de Bourgogne pour en savoir plus. Hall d’Exposition, Rez de Chaussée